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Warren Zavatta

Jeudi 23 novembre 2017 – 20h30

La Vague du Rire Festival #6 présente : "Warren ZAVATTA, ce soir dans votre ville !"

WARREN ZAVATTA, LE SECRET D’UN PRÉNOM

Quelques notes en répétition par ANNE BOURGEOIS :

Warren ZavattaIssu d’une des plus célèbres familles du cirque, Warren Zavatta a choisi de rompre avec la tradition et de devenir acteur.
C’était il y a longtemps, et c’était comme un sang supplémentaire qui le poussait vers un autre registre artistique : le jeu dramatique. On l’a vu au cinéma, au théâtre, servir des rôles que sa voix de baryton et son physique de colosse de charme imprégnaient singulièrement.

Quelqu’un que l’on n’oublie pas.

Amoureux des auteurs, des textes et des émotions vraies, il n’a jamais cessé pourtant de briller dans l’univers du cabaret, du sketch, du numéro, dans cette école presque opposée à celle du théâtre, celle qui ignore le quatrième mur, la seule école où l’interprète doit rendre des comptes au spectateur en étant efficace, technique, « drôle » en direct. Ils sont quelques uns de son espèce, et cette catégorie de comédiens nous ramène chaque fois aux origines, au souffle même d’un théâtre qui longtemps n’a vécu qu‘à travers l’identité, l’audace et l’intelligence d’un artiste un peu plus fou que les autres.

Ce que l’on aime chez un artiste d’aujourd’hui, c’est d’abord son secret : le secret de ce qui circule entre lui et le public. Or il y a bien chez Warren Zavatta cette équation parfaite qui place l’acteur et le spectateur dans une conscience collective que le moment est dangereux, que la confidence n’est pas anodine, que le rire est la seule réaction possible, que la sensibilité est tapie derrière chaque mot. Je me souviens de Warren, évoquant son nom avec ce mélange de distance et de fatalité, cette petite douleur pudique en montrant ses poignets : « je n’y peux rien, il y a du Zavatta qui coule là-dedans… » Nous nous demandions en quoi ce géant glamour et branché allait convertir le flux circassien qui semblait lui peser, comment s’opérerait la métamorphose, s’il allait assumer les grandes chaussures, la veste à carreaux, les bretelles et la perruque rouge, s’il finirait par avouer qu’au fond, il l’aimait bien cette famille mythique, s’il allait finalement s’émouvoir de son héritage culturel, de « l’atavisme et de ses zavattars » comme il dit.

Warren ZavattaLa réponse, nous l’avons dans ce spectacle. Un véritable face à face avec le public, les révélations insolentes d’un « fils de » survolté qui démonte d’une manière irrésistible le mécanisme du monde féérique et merveilleux du cirque avec des personnages hauts en couleur, des gags, des démonstrations, des ébauches de numéro… mais surtout avec un texte incroyablement drôle où le parler de la vie se mêle à la sincérité de l’acteur. Et c’est pour ça qu’en face de lui, dans la salle, les gens rient et se demandent toujours si ce qu’ils entendent, c’est pour de vrai. Plutôt politiquement incorrect que précautionneux, plutôt démasqué que mystérieux, plutôt râleur qu‘émerveillé, sa capacité à s’adresser sans cérémonie au public lui permet aussi de nous offrir quelques très beaux moments intimes, des moments où l’émotion que mérite le public lui tombe dessus sans prévenir, à la manière des grands clowns qui savent s’extraire de la relation et se laisser regarder de loin.

Accompagner Warren Zavatta dans son monde où le mensonge n’existe pas, c’est d’abord tenter de repérer comment le secret agit. Ensuite, lui en parler, parler de tout ce que nous ressentons dans la salle, car à coup sûr, il va l’attraper, s’en servir, nous le rendre en mieux. C’est aussi peut-être, lui dire que nous aimer les deux, le clown et l’acteur, le désordre et la rigueur, le débordement et le calibrage. Lui redire qu’il est bien ces deux-là et ne pas tenter, à aucun prix, d’empêcher le bouffon d’être bouffon, le fou d’être roi.

Warren Zavatta

 

Le spectacle de Warren Zavatta « CE SOIR DANS VOTRE VILLE » a été créé en 2009 à Paris au Théâtre Trévise.

Fort d’un succès fulgurant, il devient en quelques années une référence après du public et des professionnels après avoir joué à la Gaîté Montparnasse, au Théâtre du Temple. Il rejoint Romane Bohringer et Bruno Solomone pour la pièce « Mélodrame(s) » de Gabor Rossov (MES Pierre Pradinas) au Théâtre de la pépinière.
Il pose sa cravate devant le Théâtre du Grand Point Virgule à partir du 5 janvier 2014 avec de nouvelles surprises…
Comédien, musicien, jongleur, acrobate, petit-fils du Grand Achille, ce romano des temps modernes ne renie rien mais ose dans cette performance spectaculaire drôle et caustique mettre à mal avec sincérité et humour le « merveilleux » monde du Cirque dans lequel il a grandi à ses dépens.

Warren Zavatta a démarré sa formation par le conservatoire dès l’âge de 5 ans. Il apprend les arts du cirque et suit une scolarité à peu près normale jusqu’à la première. Il fait donc figure d’Énarque dans son milieu. C’est à 18 ans que Warren Zavatta parcourt le monde en se produisant en spectacle de rue. Il enchaine avec une formation de clown à Moscou et dès son retour à Paris, il apprend le métier de comédien après de Steve Kalfa pendant une période 5 ans. Alors commence ses premières ébauches de sketchs dans des cabarets et cafés-théâtres parisiens et les premiers tournages au cinéma. À cette époque, il est également meneur de revue au Paradis Latin tout en poursuivant l’apprentissage du théâtre (notamment avec Coline Serreau) sans toutefois délaisser les disciplines du cirque (école Fratellini) Après 5 années de travail sur le spectacle qui lui tient à cœur depuis toujours, Warren Zavatta rencontre Dany Boon qui a un vrai coup de cœur pour l’artiste et le spectacle. Il le produira sur Paris. Actuellement Warren Zavatta co-écrit son premier film avec Romain Compingt et Dany Boon qui se déroulement bien entendu dans le milieu du cirque.

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Patrick Sabatier

Informations complémentaires

Tarifs: 30 €, 25 € - Billets en vente au PACBO

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