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Bérénice

Vendredi 13 octobre à 20h30

Bérénice

Titus, futur empereur romain, aime Bérénice, reine de Palestine, et Bérénice l’aime en retour. Pourtant, ils doivent se séparer. La société romaine interdit l’union des empereurs avec les reines étrangères. Et le père de Titus, l’empereur Vespasien, meurt. Titus va accéder au trône et renoncer à Bérénice.

Jean Racine

Né en décembre 1639 en Picardie, orphelin très jeune, et issu de la moyenne bourgeoisie, Jean Racine intègre l’abbaye de Port-Royal où il sera élève entre 1649 et 1656.
Il y reçoit un enseignement des plus rigoureux, y étudie le latin et le grec et en ressort avec une vision janséniste de l’existence. Cette idée que l’homme est condamné dès sa naissance et qu’il n’a pas la capacité de changer son destin, influencera ses oeuvres tout au long de sa vie.

Une commande d’auteur

La pièce Bérénice aurait été commandée par Henriette d’Angleterre à Racine et à Corneille en même temps, et dans le secret afin de donner un exemple édifiant à Louis XIV dont les amours n’étaient pas conformes à celles attendues par sa position de roi. Il s’agissait de l’encourager à délaisser ses amours pour se consacrer entièrement au pouvoir.
Si la pièce de Corneille Tite et Bérénice n’est pas un grand succès, celle de Racine en revanche emporte l’adhésion du public.
Cependant, l’abbé de Villars, en détracteur opiniâtre, fit publier La critique de Bérénice, une satire corrosive de la pièce dans laquelle il accusa Racine de ne pas respecter les règles de la tragédie classique. En effet, bien que l’Empereur Titus et la reine Bérénice soient écrasés par le poids de leur destin, on ne relève aucune mort «tragique» dans l’oeuvre. En réponse à ces attaques, Racine fit référence aux liens que pouvaient entretenir la tragique histoire de Bérénice et celle de Didon et Énée :
«Il est vrai que je n’ai point poussé Bérénice jusqu’à se tuer comme Didon, parce que Bérénice n’ayant pas ici avec Titus les derniers engagements que Didon avait avec Énée, elle n’est pas obligée comme elle de renoncer à la vie.»
En 1672, au faîte de sa gloire, il est élu à l’Académie française. Jusqu’en 1675, il produit et publie Bajazet, Mithridate, Iphigénie, puis en 1677, Phèdre, sur la scène de l’Hotel de Bourgogne. Dans ses dernières années, alors qu’il exerçait principalement la fonction d’historien du roi Louis XIV, il créé enfin, à la demande de Mme de Maintenon, Esther (1689) et Athalie (1690), deux tragédies religieuses.

« Ce n’est point une nécessité qu’il y ait du sang et des morts dans une tragédie ; il suffit que l’action en soit grande, que les acteurs en soient héroïques, que les passions y soient excitées, et que tout s’y ressente de cette tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de la tragédie. » Racine, préface à Bérénice.

La Compagnie Les Rivages

La Cie Les Rivages a été fondée en 2015 par Maxim Prévot, Pauline Rémond et Jean-Philippe Donard.
La compagnie est conçue comme un vivier de créations. Chacun est invité à développer des projets, auxquels l’ensemble de la compagnie peut participer. Nous croisons les disciplines : danse, théâtre, musique, nouvelles technologies, photographie, cinéma, arts plastiques. Notre objectif est de faire de la création un moteur de l’intégration professionnelle, pour garantir l’indépendance artistique. Nous avançons ensemble, en laissant à chacun un espace d’expression et de partage.

  • Maxim Prévot
  • Ophélie Lehmann
  • Julien Dervaux
  • Katia Grau
  • Gabriel Tamalet
  • Thibaud Silvestre

Tarif : 12 € - Billets en vente au PACBO

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